Ah Djerba, l’île de la douceur et de la suavité, du sable blond et des palmiers, des petits villages blancs et des menzels (maisons traditionnelles à l’architecture typique), des longues promenades à pied ou à bicyclette le long de ses plages ou dans ses palmeraies, des baignades dans ses eaux peu profondes, des interminables parties de carte ou de dominos dans ses sympathiques cafés, des flâneries dans ses souks et ses marchés colorés… Ulysse et ses marins avaient bien raison d’avoir été tentés d’y demeurer car l’île des Lotophages, découverte au cours de l’épopée du grand voyageur autour de la Méditerranée serait, dit-on, l’ile de Djerba : « Ulysse envoie des hommes reconnaître les lieux. Mais à peine en chemin, ses envoyés se lient avec des Lotophages qui, loin de méditer le meurtre de ces étrangers, leur servent du lotus. Et aussitôt qu’ils eurent mangé de ce fruit, quelques-uns oublièrent tout ce qui n’était pas cette île». (L’Odyssée)
C’est donc depuis la plus haute antiquité qu’elle est habitée. Ainsi, au 3ème avant J.-C., les Carthaginois l’occupaient déjà, elle s’appelait alors Meninx (ce qui signifie « manque d’eau »). Les vestiges de leur cité se situent à l’extrême sud est de l’île sur l’actuel henchir El Kantara. C’est après la destruction de Carthage que les Romains ont construit la chaussée toujours existante qui relie l’île au continent. Les Carthaginois, comme les Thyriens, utilisaient le murex, un coquillage à chair rouge pour en extraire le pourpre.
Comme tout le reste du pays, elle fut islamisée avec l’arrivée des musulmans au 7ème siècle, cependant des communautés juives ont continué d’y vivre au nord de l’île. De nos jours, Djerba constitue un harmonieux mélange des communautés puisque musulmans arabes, berbères, noirs descendant d’esclaves et juifs s’y côtoient dans la plus parfaite entente.
Djerba compte 12 villes et villages dont la plus importante est Houmt Souk, qui signifie « quartiers du marché ». Promenez-vous dans ces lieux si simples et charmants qu’ils vous font oublier tout le reste. Allez à la découverte des souks vivants, pénétrez dans les foundouks qui étaient autrefois les caravansérails ; admirez les mosquées au style typiquement djerbien telles Jemaa el Ghorba (la mosquée des étrangers) Jemaa et-Trouk (la mosquée des Turcs) ou Sidi Brahim Jamni à Houmt Souk ; montez tout en haut du Bordj el Kébir, cet ancien fort arabe construit au 16ème siècle (qui fut renforcé par le corsaire Dragut où il s’était réfugié pour reconstruire et entretenir ses navires) à partir duquel vous avez une superbe vue sur le port et son obélisque ; visitez son musée des arts et traditions populaires installé dans une ancienne zaouia qui présente les richesses folkloriques de l’île (bijoux, poteries, lampes, costumes, etc.) ; rendez-vous à la criée aux poissons où vous observerez les crieurs et les acheteurs qui peuvent augmenter le prix du poisson par un simple regard ou un geste de la tête.
A Midoun, la seconde ville de l’île, la place accueille chaque vendredi un pittoresque marché en plein air où vous verrez les marchands s’installer au pied des oliviers et des palmiers. Ce sont des spectacles comme celui-ci qui vous permettront de plonger dans l’exotisme authentique de Djerba. Pour les férus d’artisanat, il ne faudra pas manquer de se rendre dans le village de Guellala rendu célèbre par ses ateliers de poterie, l’une des plus anciennes du bassin méditerranéen, caractérisée par son fond jaune et ses figures géométriques ou figuratives.
Pour ceux qui aiment la nature sauvage et préservée de l’influence de l’homme, il faut aller dans la partie ouest de l’île et flâner le long des plages désertes en attendant la tombée du jour pour admirer un coucher de soleil si beau qu’il vous donne le sentiment d’avoir rencontré l’éternité.

Musée des arts de Djerba

Le musée des arts et des traditions populaires de Djerba a été installé dans l’ancienne Zawiyya ou mausolée du saint Sidi Zitouni, qui se trouve en bordure de Houmt-souk.
Aménagé en 1970, le musée des arts et des traditions populaires de Sidi Zi …

Musée des arts de Djerba

La synagogue de la Ghriba

C’est sans aucun doute le lieu de culte d’Afrique du Nord le plus emblématique de la présence de la communauté juive. Elle se trouve en lieu et place d’une colline près de la Hara Sghira, ou “petit quartier juif”, sur l’ile de Djerba et à proximité.

La synagogue de la Ghriba