Douz


Si vous désirez arriver aux portes du désert, rendez-vous directement à Douz, une très belle oasis qui a été pendant longtemps la plus importante de la région (jusqu’à il n’y a pas si longtemps, elle était une escale pour les voyageurs qui circulaient entre le Sahara et la Tunisie) et dont les habitants seraient les descendants d’Arabes venus au 13ème siècle.

Vous n’y croiserez pas des caravanes mais les palmiers et les somptueuses dunes sont là pour vous plonger dans l’atmosphère magique et envoutante du grand Sud. Son marché également, un des plus caractéristiques du pays, où l’on vend divers produits artisanaux mais aussi des ânes et des dromadaires (à ne pas confondre avec les chameaux car ceux-là n’ont qu’une seule bosse !).
Le temps d’un séjour, enturbanné d’un keffieh, arpentant les merveilleuses dunes blondes de Douz dont certaines sont piquetées de palmiers, vous vous sentirez devenir Laurence d’Arabie, vous savez ce grand aventurier et écrivain britannique qui aimait tellement le désert et la culture des Bédouins qu’il en avait adopté la tenue.
Ce qui fait la réputation de cette oasis c’est aussi son festival international du Sahara, qui se tient chaque année au mois de décembre. On peut y voir les tribus de Tunisie mais aussi d’autres pays se disputer les premières places d’une grande course de dromadaires.
Il faut savoir que l’appartenance des M’razigues (les habitants de Douz) au Sahara est si forte qu’à chaque printemps ils quittent pendant quelques jours leur ville et leur oasis pour retourner dans le désert. Un auteur n’a-t-il pas affirmé : « Partir au désert, c’est partir au plus loin de soi-même pour en revenir au plus près».