Sidi Bou Saïd


Qui ne connait pas ou n’a pas entendu parler de Sidi Bou Saïd, ce village mythique de Tunisie perché en haut d’une colline face à l’un des plus beaux golfes du monde ? Ce lieu où opère le charme, le vrai, qui produit sur tous ceux qui le visitent ou y résident un enchantement magique.
On ne se lasse jamais de découvrir ou redécouvrir ce petit village dont les maisons se dressent au-dessus de l’azur de la mer. S’asseoir à la terrasse de l’un de ses cafés c’est comme déguster la saveur de la vie lorsqu’elle vous fait comprendre que le paradis sur terre existe. L’air est pur, l’atmosphère tranquille ou joyeusement bourdonnante, le cadre merveilleusement simple : rues pavées et tortueuses, grandes maisons blanches trouées de fenêtres et de portes bleues, avec un peu partout des arbres en fleurs ou chargés de fruits tels que les orangers, les jasmins et les bougainvillées.

sidi-bou1Au café des nattes vous pourrez vous asseoir soit à l’intérieur même du café sur des nattes colorées, soit sur les marches de son escalier pour observer l’incessant va et vient des passants, soit sur la coquette petite place pour savourer un thé à la menthe. Un peu plus loin, le café Sidi Chebhane appelé aussi Café des Délices est beaucoup moins intime et typique mais il offre par contre une extraordinaire vue panoramique sur la baie de Tunis, avec au loin le mont Boukornine. L’histoire de ce village : Les hauteurs de Sidi Bou Saïd auraient été utilisées par les Carthaginois, les Romains puis les Arabes pour y établir des tours à feu. En 1231, un saint originaire de Béja y est enterré et c’est sans doute à partir de sa zaouia que se forme le village qui devient à partir du 17ème le lieu de résidence de la bourgeoisie tunisoise. C’est là aussi qu’a établi sa demeure le baron d’Erlanger, il y passe les vingt dernières années de sa vie et fait construire un palais, le palais Ennajma Ezzohra (l’étoile de Vénus), transformé aujourd’hui en Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes.